Sauvons le patrimoine grâce au scan 3D

pour éviter de perdre des trésors inestimables de notre patrimoine , il est nécessaire de faire les bons choix. Le scan 3D permet d'en garder une copie numérique haute résolution

Le terrible incendie ayant ravagé le Musée National de Rio de Janeiro nous l’a encore tristement rappelé : rien, ni personne, n’est à l’abri d’une catastrophe. Dans la ville des Cariocas, c’est vraisemblablement le manque de moyens couplé à l’asphyxie de coupes budgétaires irraisonnées qui ont conduits au déprimant spectacle. Près de 200 ans d’Histoire partis en fumée, devant le regard indifférent de politiques ayant pourtant le pouvoir de faire changer les choses.

Feu le Musée National de Rio. 200 ans de travail réduits en cendres.

          Pourquoi même se donner du mal ?

Si la vraie solution se trouve bien sûr, d’abord et avant tout dans l’ÉDUCATION, vers laquelle vers laquelle toutes nos ressources devraient être investies si l’on veut s’assurer un avenir ; nous DEVONS préserver notre patrimoine en attendant. Car un peuple amnésique est un peuple qui répètera inlassablement les mêmes erreurs.

Oublier notre Histoire, c’est construire un futur à côté de ses fondations.

Alors pour préserver notre patrimoine, allons de l’avant ! A la manière des photographies en gigapixels, immortalisant les plus grands tableaux avec une telle précision qu’elle permet même de les redécouvrir, les oeuvres en trois dimensions peuvent elles-aussi être parfaitement conservées et sauvegardées.

          Qu’est-ce que le scan 3D ?

C’est est une technologie de reproduction numérique non-destructrice, applicable à virtuellement n’importe quelle forme de la plus petite (une pépite, une pièce de monnaie)  à la plus imposante (un château, une voiture, voire même un éléphant). Elle utilise des procédés de traitement de franges lumineuses, de recoupements photographiques et de calculs par lasers. N’importe quelle forme, n’importe quelle topographie, n’importe quel relief peut donc être retranscrit sans même avoir à y toucher !

Les exemples de  les plus saisissants ayant déjà fait le tour du monde sont les reconstitutions à échelle 1:1 de tombeaux de la Vallée des Rois, de fossiles de dinosaures ou encore la digitalisation d’animaux vivants en voie d’extinction. Car après avoir été scannés et recréés sur ordinateurs en ultra-haute définition, se découvre pour nos objets une autre partie particulièrement intéressante du processus : l’impression en 3D. Il est désormais possible d’imprimer en un nombre incalculable de matériaux différents, des métaux aux plastiques en passant par les poudres conglomérées. Quel que soit le besoin, la fragilité du modèle ou sa complexité, les technologies de scan 3D et d’impressions savent y répondre. C’est là toute la beauté de la chose.

Ci-dessous, un scan par Pete McNally de la façade d’une pierre taillée datée du 8ème siècle :

          Imagine all the people…

Imaginez que les Musées aient des copies numériques de toutes leurs collections, en tellement haute définitions que les moindres détails du relief y sont retranscrits à l’identique. Les collections les plus fragiles et les plus précieuses seraient alors conservées à un endroit ou aucune catastrophe, aucun cataclysme humain ou naturel ne saurait les menacer. Pour les archéologues, les chercheurs, les conservateurs ; le patrimoine serait non seulement sauvegardé mais entièrement disponible à l’étude. 

Aujourd’hui sur notre incroyable planète bleue, se côtoient donc le pire et le meilleur que l’humanité ait à offrir. Elle met tout en oeuvre pour accélérer son autodestruction, tout en continuant dans le même temps de trouver, de sans cesse améliorer et de perfectionner les outils de sa propre salvation. Nous sommes décidément, perdues dans cet infini univers, de fascinantes petites créatures…

Et puis, pour tout le mal que s’est donné Indy pour garnir les musées du Monde entier au fil des années, ce serait quand même dommage que ç’ait été pour rien…