La scannérisation 3D : une technique grand public ou scientifique ?

Depuis que l’utilisation de l’imagerie 3D se développe, notamment auprès du grand public, une idée fait son apparition : l’illusion que la scannérisation 3D est quelque chose de très simple.
On peut affirmer effectivement qu’une personne souhaitant scanner un objet en trois dimensions n’a pas besoin de posséder de qualification particulière, car le processus d’acquisition se fait maintenant de manière automatique : on place l’appareil devant un objet, et le calcul des distances est fait par le logiciel grâce aux divers algorithmes paramétrés. L’utilisateur n’a qu’à laisser faire la machine.

Vase grec (10cm) modélisé par photogrammétrie

Vase grec (10cm) modélisé par photogrammétrie

Cependant, même s’il est aujourd’hui assez facile d’obtenir un modèle 3D correct d’un objet, l’exigence scientifique requiert une représentation tridimensionnelle exacte du sujet réel. Il faut que les mesures du modèle soient précises, et que la texture de l’objet soit fidèle afin que l’on ait le plus de détails possibles. Sans cette exigence, si l’erreur de relevé est trop importante, les modèles 3D produits ne seront pas exploitables pour la recherche scientifique. Seules l’expérience et l’exigence de l’opérateur amené à numériser un objet lui permettront d’adapter ses choix de scannérisation à la fois à son sujet et son projet.

Vase grec (10cm) scannérisé par un système professionnel à lumière structurée

Vase grec (10cm) scannérisé par un système professionnel à lumière structurée

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